Guide toiture en Provence-Alpes-Côte d'Azur
Zinguerie de toiture : faîtage, noue, solin, closoir et gouttières
Les points où l'eau entre vraiment, ce que chaque ouvrage fait, les matériaux qui tiennent en bord de mer et les prix 2026 au mètre linéaire.
La zinguerie regroupe tous les ouvrages métalliques qui conduisent l'eau hors du toit : faîtages, noues, solins, closoirs, gouttières et descentes. Comptez 40 à 100 €/ml pour des gouttières zinc posées, 35 à 120 €/ml en aluminium et 15 à 80 €/ml en PVC. La majorité des infiltrations vient de ces points, pas du milieu des pans.
- Chiffrage gratuit et sans engagement
- 692 couvreurs Sirene dans la région
- 642 entreprises RGE toiture (ADEME)
- Prix 2026 relevés en Provence, coefficient régional 1,15
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Étape 1/4 · Le besoin
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Vos coordonnées pour recevoir les devis
Couvreurs en Provence-Alpes-Côte d'Azur : plusieurs entreprises du secteur vous rappellent pour chiffrer le chantier. Vos réponses précédentes nous aident à orienter la demande ; le rappel et le devis ne coûtent rien et n'engagent à rien.
Ce site met en relation : la demande part vers plusieurs professionnels de la région, jamais vers une entreprise choisie à l'avance. Les sociétés citées sur la page proviennent des registres publics (Sirene, ADEME) et ne reçoivent pas forcément votre demande.
- Bâcher ou mettre un récipient sous la fuite, couper l'électricité si le plafond goutte près d'une prise.
- Photographier les dégâts et déclarer le sinistre à votre assurance habitation sous cinq jours ouvrés (garantie tempête ou dégât des eaux selon le contrat).
- Ne pas monter sur un toit mouillé : la mise hors d'eau se confie au couvreur qui vous rappelle.
Ce que recouvre le mot zinguerie
Le mot désigne à l'origine le travail du zinc en feuille, et par extension l'ensemble des ouvrages métalliques d'une toiture, quel que soit le métal employé. Sur un devis, il regroupe deux familles.
- Les ouvrages de raccordement, qui rendent étanches les jonctions entre la couverture et le reste du bâtiment : solins, noues, bandes de rive, bandes d'égout, entourages de fenêtres de toit, embases de sortie de ventilation.
- Les ouvrages d'évacuation, qui collectent et conduisent l'eau au sol : chéneaux, gouttières, naissances, descentes, dauphins en pied de mur.
Ces ouvrages représentent une part modeste du budget d'une réfection et une part majoritaire des sinistres. Un toit de tuiles peut rester étanche cinquante ans avec une zinguerie soignée, et fuir au bout de dix ans si les solins ont été bâclés.
Les six points singuliers d'un toit
Le faîtage
La ligne haute, où les deux pans se rejoignent. Deux techniques cohabitent : le scellement traditionnel au mortier bâtard, esthétique et courant sur le bâti ancien provençal, et le faîtage à sec sur closoir ventilé, qui évite les fissures et laisse respirer la couverture. Les mortiers de faîtage figurent parmi les premiers postes à se dégrader sous les cycles de chaud et de froid.
Les rives
Les bords latéraux du toit, exposés en premier au vent. Le NF DTU 40.22 impose de fixer les tuiles de rive dans tous les cas. Une rive scellée fissurée laisse entrer l'eau et offre une prise au mistral, qui décolle ensuite les tuiles de proche en proche.
La noue
L'angle rentrant entre deux pans, qui concentre tout l'écoulement des deux versants. C'est le point le plus sollicité d'une toiture. Une noue en zinc, en plomb ou en tuiles de noue doit rester dégagée : feuilles et aiguilles de pin y forment un barrage qui fait remonter l'eau sous les tuiles.
Le solin
Le raccord entre la couverture et un élément vertical : souche de cheminée, mur mitoyen, lucarne. Réalisé au mortier, en bande métallique engravée ou en solin souple, il vieillit vite. C'est la deuxième cause d'infiltration après les tuiles déplacées.
Le closoir
La bande souple ou rigide qui ferme le faîtage et les arêtiers tout en ménageant une ventilation. Sur une toiture isolée par les rampants, il conditionne l'évacuation de l'humidité de la lame d'air.
Les entrées et sorties d'eau
Naissances de gouttière, moignons, descentes et dauphins. Un dauphin en fonte en pied de mur protège la descente des chocs ; son absence explique une bonne part des descentes fendues au ras du sol.
Prix 2026 des gouttières et des ouvrages
| Ouvrage | Prix 2026 posé | Sur 20 mètres linéaires |
|---|---|---|
| Gouttières PVC | 15 à 80 €/ml | 300 à 1 600 € |
| Gouttières zinc | 40 à 100 €/ml | 800 à 2 000 € |
| Gouttières aluminium | 35 à 120 €/ml | 700 à 2 400 € |
| Gouttières cuivre | 80 à 230 €/ml | 1 600 à 4 600 € |
| Reprise de solin ou de noue | 230 à 520 € | Forfait par intervention |
| Reprise complexe de chéneau | 460 à 2 875 € | Forfait |
| Échafaudage si nécessaire | 10 à 80 €/m² | Selon la hauteur |
Les prix s'entendent TTC, TVA à 10 % dans un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur une réfection complète chiffrée 150 à 370 €/m², la zinguerie est incluse : la faire chiffrer séparément permet surtout de comparer des devis qui ne couvrent pas le même périmètre.
Zinc, aluminium, cuivre ou PVC en bord de mer
| Matériau | Durée de vie indicative | Comportement en Provence |
|---|---|---|
| Zinc | 40 à 60 ans | Standard régional, se patine ; à protéger du contact avec le cuivre |
| Aluminium laqué | 30 à 50 ans | Léger, bonne tenue au sel, teintes variées, pose en continu possible |
| Cuivre | 70 ans et plus | Excellente tenue littorale, coût élevé, patine verte |
| PVC | 15 à 25 ans | Économique, se dilate et se déforme sous les fortes chaleurs estivales |
| Acier galvanisé laqué | 25 à 40 ans | Compromis de coût, sensible aux rayures qui amorcent la corrosion |
Deux règles techniques dominent le choix en zone littorale. La première interdit d'associer directement le cuivre et le zinc dans un même circuit d'écoulement : les particules de cuivre entraînées par l'eau attaquent le zinc situé en aval. La seconde concerne la dilatation : sur des longueurs supérieures à une dizaine de mètres, des dilatateurs doivent être prévus, sous peine de voir les joints s'ouvrir après quelques étés à plus de 32 °C.
Dimensionner ses évacuations
Le dimensionnement dépend de la surface de toit collectée et de l'intensité pluviométrique locale. Deux caractéristiques régionales rendent l'exercice contre-intuitif.
- Peu de jours de pluie. Les stations Météo-France relèvent de 54 jours par an à Toulon à 87 à Gap sur 2016-2025.
- Des cumuls concentrés. Une part importante des précipitations annuelles tombe lors d'épisodes méditerranéens de quelques heures, entre septembre et novembre.
Une gouttière dimensionnée sur une pluviométrie moyenne déborde donc lors des seuls épisodes qui comptent. Trois points de vigilance en découlent : une section de gouttière suffisante plutôt que minimale, un nombre de descentes adapté à la longueur d'égout, et la présence d'un trop-plein sur les chéneaux encaissés et les terrasses. Un chéneau qui déborde par l'intérieur détrempe la maçonnerie et le plafond avant que quiconque ne s'en aperçoive.
Le test de l'arrosoir
Versez lentement un seau d'eau dans la gouttière à l'extrémité opposée à la descente. L'eau doit rejoindre la descente sans stagner. Une flaque persistante signale une pente insuffisante ou un crochet descendu, deux défauts qui se corrigent pour quelques dizaines d'euros avant qu'ils ne fassent déborder l'ouvrage.
Entretien et durée de vie
La zinguerie demande peu de choses, mais régulièrement. Un calendrier simple suffit.
- Deux nettoyages par an, en fin d'automne et au printemps, avec un dégagement complet des gouttières, des noues et des crapaudines. Sous les pins d'Alep, une troisième visite s'impose.
- Un contrôle après chaque coup de vent marqué : bandes de rive, faîtage, solins de souche.
- Un examen des descentes au pied du mur, là où les chocs de tondeuse et de véhicule fendent le tube.
- Un rinçage à l'eau douce en front de mer, pour éliminer le dépôt salin des ouvrages métalliques.
Ces opérations se combinent naturellement avec un démoussage, dont le prix figure dans le guide démoussage de toiture. Un couvreur déjà sur le toit contrôle la zinguerie sans surcoût significatif.
Les erreurs qu'on retrouve sur les devis
- Une ligne « zinguerie » forfaitaire, sans métrage ni détail des ouvrages. Elle rend toute comparaison impossible entre deux devis.
- Un solin refait au mastic plutôt qu'en bande engravée ou en solin souple : la réparation tient deux hivers.
- Une noue conservée alors que la couverture est entièrement déposée. C'est le moment où son remplacement coûte le moins cher.
- Un faîtage scellé sans closoir ventilé sur une toiture qui vient d'être isolée par les rampants.
- L'absence de dauphin en pied de descente dans un passage ou une allée carrossable.
- Le mélange cuivre et zinc dans un même circuit, par exemple une descente cuivre récupérée raccordée à une gouttière zinc.
Un devis lisible mentionne le métrage de gouttières, le nombre de descentes, le métal et son épaisseur, le traitement de chaque solin et de chaque noue, et le mode de fixation du faîtage. La méthode de lecture complète figure dans le guide choisir un couvreur.
Génoise, chéneau encaissé et bâti ancien
Le bâti provençal traite l'eau autrement que le bâti du nord de la France, et cette différence a des conséquences directes sur la zinguerie.
La génoise
Deux à quatre rangs de tuiles canal maçonnés en débord de façade forment une corniche qui éloigne l'eau du mur, sans gouttière. Sa réfection relève autant de la maçonnerie que de la couverture, et se chiffre au mètre linéaire. Deux désordres reviennent : le décollement du mortier entre rangs, qui laisse l'eau pénétrer dans la maçonnerie, et la fissuration verticale au droit d'un angle. Poser une gouttière sur une génoise en mauvais état revient à cacher le problème.
Le chéneau encaissé
Dans les immeubles de centre ancien, l'eau est collectée dans un chéneau maçonné intégré à la corniche, doublé d'un métal. Son point faible est invisible depuis la rue : quand la doublure fuit, l'eau se répand dans le mur et non à l'extérieur. Une réfection de chéneau encaissé se situe dans la fourchette haute des reprises complexes, 460 à 2 875 €, échafaudage en sus.
Les rues étroites
Dans les centres anciens d'Aix-en-Provence, d'Avignon ou du vieux Nice, l'intervention sur une descente ou un chéneau suppose une autorisation d'occupation temporaire du domaine public et parfois un travail en nacelle avec neutralisation de la voie. Ce poste doit apparaître au devis, il ne s'improvise pas le matin du chantier.
Récupération d'eau de pluie
Sous un climat où l'eau se raréfie l'été, la récupération séduit. Trois points techniques conditionnent sa réussite.
- La qualité de la couverture. Une toiture traitée récemment avec un produit anti-mousse ou un hydrofuge ne doit pas alimenter la cuve pendant plusieurs semaines. Le raccordement doit pouvoir être déconnecté facilement.
- Le filtre et le dévoiement des premières eaux. Les premiers litres lessivent poussières, pollens et déjections d'oiseaux : un système qui les écarte évite d'encrasser la cuve.
- La séparation stricte des réseaux. L'eau de pluie ne peut alimenter que des usages non alimentaires, avec une signalisation des points de puisage et aucune interconnexion possible avec le réseau d'eau potable.
Le volume disponible se calcule à partir de la surface de toit projetée au sol et de la pluviométrie annuelle, qui va de 541 mm en Vaucluse à 920 mm dans les Hautes-Alpes selon les stations Météo-France. Un toit de 100 m² au sol en Vaucluse intercepte donc de l'ordre de 54 m³ par an avant pertes, concentrés sur quelques épisodes : le dimensionnement de la cuve compte autant que celui de la gouttière.
Réparer ou remplacer : le point de bascule
Quatre critères font pencher vers le remplacement plutôt que la réparation ponctuelle.
- La corrosion perforante visible en plusieurs points d'un même ouvrage : les zones saines suivront à court terme.
- La déformation des pentes, par des crochets descendus ou une gouttière voilée, qui fait stagner l'eau.
- La multiplication des soudures de reprise, chacune créant un point de fragilité supplémentaire.
- Un chantier de couverture programmé : remplacer la zinguerie pendant que l'échafaudage est monté coûte une fraction du prix d'une intervention isolée.
Ce dernier point mérite d'être posé au moment du devis de réfection et pas après : reprendre une gouttière deux ans plus tard suppose de remonter un échafaudage facturé 10 à 80 €/m², pour un ouvrage qui aurait coûté quelques centaines d'euros de plus pendant le chantier initial.
Faire reprendre votre zinguerie
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Recevoir mes devisSources et date de vérification
Page vérifiée le 4 septembre 2026. Les fourchettes de prix proviennent de relevés 2026 pondérés par le coefficient régional de 1,15 appliqué en Provence-Alpes-Côte d'Azur ; les montants d'aide sont repris tels quels des textes officiels cités.
- Relevés de prix 2026 : abctravaux, travaux.com, prix-pose.
- NF DTU 40.5 (travaux d'évacuation des eaux pluviales) et NF DTU 40.22 pour les tuiles canal.
- Relevés Météo-France 2016-2025 : cumuls de pluie et jours de pluie par station départementale.
- TVA : article 279-0 bis du code général des impôts.
Questions fréquentes
Quel est le prix d'une gouttière posée au mètre ?
- Quel est le prix d'une gouttière posée au mètre ?
De 15 à 80 € le mètre linéaire en PVC, 40 à 100 € en zinc, 35 à 120 € en aluminium et 80 à 230 € en cuivre, pose comprise. Ajoutez les descentes, les crochets et les naissances.
Le zinc résiste-t-il à l'air marin ?
- Le zinc résiste-t-il à l'air marin ?
Il se patine et tient bien, à condition d'éviter tout contact direct avec le cuivre, qui provoque une corrosion galvanique. En front de mer, l'aluminium laqué et le cuivre offrent une meilleure tenue au sel. Un rinçage annuel à l'eau douce prolonge nettement la durée de vie des ouvrages exposés aux embruns.
Faut-il des gouttières partout ?
- Faut-il des gouttières partout ?
Non. Beaucoup de mas et de maisons de village provençales n'en ont jamais eu : la génoise en débord éloigne l'eau de la façade. Une gouttière devient utile quand l'eau ruisselle sur un passage, contre un mur enterré ou vers une terrasse. Sur un bâti ancien en secteur protégé, son ajout peut être soumis à déclaration préalable.
Qu'est-ce qu'un closoir de faîtage ventilé ?
- Qu'est-ce qu'un closoir de faîtage ventilé ?
Une bande souple posée sous les tuiles faîtières, qui laisse l'air sortir tout en bloquant l'eau, les oiseaux et les insectes. Elle remplace le scellement traditionnel au mortier, plus sensible aux fissures. Sur une couverture isolée par les rampants, elle est indispensable pour évacuer l'humidité de la lame d'air.
Comment savoir si un solin est en cause ?
- Comment savoir si un solin est en cause ?
Une trace d'humidité qui apparaît sur le conduit de cheminée ou en angle de mur, plutôt qu'au milieu du plafond, oriente vers le solin. La mise en eau ciblée à l'arrosoir, en commençant par le bas et en remontant, confirme le point d'entrée. Un diagnostic complet se facture 175 à 345 €.
Peut-on repeindre une gouttière en zinc ?
- Peut-on repeindre une gouttière en zinc ?
Oui, avec une préparation adaptée et une peinture compatible, mais l'opération ne répare rien : une gouttière percée ou déformée se remplace. Sur un ouvrage en fin de vie, la peinture masque les zones fatiguées et retarde le constat.